mardi 11 août 2026

Noô - Stefan Wul



De Stefan Wul, j'avais relu il y a quelque temps Niourk, qui n'a guère d'intérêt quand on n'est plus un enfant. Noô est son dernier roman, mais aussi le plus ambitieux et le plus massif. C'est un vrai pavé. Hélas, cette ambition n'a pas su me convaincre, loin de là.

Noô est une sorte de voyage halluciné dans un univers SF coloré et flamboyant. Dommage que, pour faire découvrir son univers, Stefan Wul ait complètement négligé les bases de la narration. J'ai lu un peu plus de cent pages, et il n'y a littéralement aucun fil narratif. Le protagoniste se fait trimbaler passivement, sans la moindre motivation, sans le moindre objectif, sans le moindre enjeu.

Certes, l'écriture n'est pas sans une certaine efficacité, et il y a quelques scènes plus marquantes, mais l'ensemble m'a paru extrêmement artificiel, déstructuré et longuet. Par exemple, le narrateur met des dizaines de pages à comprendre ce que le lecteur perçoit aisément : qu'il a quitté la Terre. Et ce n'est pas comme si ces dizaines de pages apportaient quoi que ce soit. Pour moi, c'est une lecture pénible, en diagonale.

Faute de direction narrative, faute d'enjeux, et sans rien d'autre que quelques scènes visuelles sympas pour compenser ces défauts, je n'ai aucune envie de me faire trimbaler ainsi pendant encore cinq cents pages.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire