
Alors que j’avais lu le premier tome de The Expanse avec un plaisir certes modéré et fluctuant, mais bien réel, ce second tome est une purge.
L’écriture est atroce. Les personnages sont des clichés sur pattes, des caricatures ridicules, et les tentatives de caractérisation sont d’un amateurisme confondant. Il y a trois nouveaux points de vue, ce qui promettait en théorie un vent de fraîcheur bienvenu, mais on déchante rapidement. Le premier est un père qui cherche sa fille, et c’est tout. Il est très triste et il cherche sa fille. Sa perspective aurait gagné à être coupée. Ensuite, les personnages féminins. Il y a une militaire : elle est musclée, forte et pas très subtile. Un marine, quoi. Et une diplomate, qui n’aime pas les hommes, parle très vulgairement et mange constamment des pistaches. On est au niveau Fast and Furious de la caractérisation.
Les chapitres qui s’enchaînent avec ces personnages sont vides, vides, vides.
La structure est littéralement la même que pour le premier tome : après une introduction qui présente un personnage féminin qui servira de MacGuffin humain pour le reste du roman, on part sur une enquête paresseuse dans les entrailles de Ganymède. Il y a toujours la protomolécule en fond, mais au premier tiers du roman, là où je me suis arrêté, rien de neuf à ce sujet. Pareil, il y a toujours en arrière-plan la tension entre Mars et la Terre, mais là aussi on tourne en rond. Là où le premier tome avait le mérite de faire découvrir un univers qui n'était pas sans intérêt, ici, on patauge laborieusement dans la même soupe devenue froide.
J’ai du mal à croire que j’aie lu autant de pages pour un tel néant narratif. Faute de développements, on passe tout notre temps avec ces ébauches de personnages dénuées du moindre intérêt. J’ai l’impression de lire un médiocre livre pour enfants.
