Un roman que je suis loin d'avoir trouvé nul, mais que j'ai eu du mal à poursuivre au-delà du premier tiers. C'est juste tellement… long et lent. J'ai l'impression d'être face à un livre pour enfants. L'écriture est d'une grande maîtrise, c'est indéniable, et en même temps désespérément légère. Je dois lire essentiellement en diagonale pour que le livre ne me tombe pas des mains.
Narrativement, il ne se passe pas grand-chose de capital. Tout est dilué dans d'interminables dialogues superflus, dans des scènes qui ne semblent mener nulle part. J'apprécie beaucoup le concept central, la fin d'un monde forestier et magique, dévoré par l'agriculture, le monothéisme et les villages, mais l'exploration de ces thèmes reste extrêmement superficielle. L'auteur multiplie les bizarreries, que la quatrième de couverture qualifie d'« imagination délirante », mais cette imagination ne remplace en aucun cas trame, rythme et sens.
C'est presque de la fantasy pour enfants, avec des personnages fantastiques et une morale simpliste qui oppose modernité et vie sauvage. Ce n'est pas mauvais en soi : il y a de bonnes idées et de bons moments, et peut-être que ça s'enrichit par la suite. Mais après un tiers, je m'ennuie trop.
