Attention : ce recueil, contrairement à ce que je croyais, n'est pas le même que celui publié en VO sous le titre The Paper Menagerie. Les nouvelles contenues sont différentes. Peut-être l'original est-il meilleur, mais j'en doute, les problèmes me semblant intrinsèquement liés à l'écriture de Ken Liu. Je m'étonne du succès de ces nouvelles.
Renaissance (2,5/5)
Il y a tous les ingrédients nécessaires à un classique thriller SF, mais c'est trop elliptique et bordélique. Une invasion alien, un investigateur avec des souvenirs trifouillés, un twist attendu concernant son identité... Il y a déjà des tonnes de films ou romans qui manipulent ces mêmes éléments, en mieux.
Avant et après (1/5)
Le genre de texte qu'il vaut mieux éviter de placer dans un recueil, d'autant plus à son début, ça fait très mauvaise impression. C'est une seule phrase qui dure 3 pages, une scène d'arrivée d'aliens sur Terre, sans propos compréhensible. Comme d'habitude : enlever la ponctuation ne suffit pas à rendre un texte intéressant.
Les algorithmes de l'amour (2/5)
Je comprends la tentative, mais elle est ratée. Une programmeuse de poupées à IA finit par fabriquer une poupée qui passe le test de Turing, et ça la plonge en pleine crise existentielle, jusqu'au suicide : elle se met à songer que la conscience relève d'un processus mécanique, que le libre arbitre n'existe pas trop, etc. Je ne sais pas, j'aurais peut-être trouvé ça profond si j'avais lu la nouvelle quand j'avais 15 ans, mais les idées sont aussi simplistes que l'écriture. Greg Egan a exploré un thème semblable dans Le p'tit mignon.
Nova Verba, Mundus Novus (2,5/5)
Une autre micro nouvelle, qui fait 4 pages cette fois. C'est pas dingue, mais au moins je comprends le concept (explicité par le titre) et celui-ci arrache un sourire. Le traducteur a dû s'amuser.
Faits pour être ensemble (2/5)
Mais que c'est niais et primitif ! C'est fonctionnel, certes, mais impossible de prendre la trame sérieusement tant c'est narrativement grossier. Notre narrateur vit tranquillement dans le cocon douillet que lui propose son assistante IA qui sait tout de lui. Sa voisine débarque :
— Tu vis dans le mensonge, en fait la société qui gère cette IA omnisciente, ce sont des grands méchants !
— Vraiment ? Oh, non !
— Si si ! Mais t'inquiète, je suis une super hackeuse et ensemble on va renverser cette vilaine société qui contrôle secrètement le monde !
— Ok, cool !
— Salut, je suis le grand patron de cette société, en fait on est un mal nécessaire, vous voulez nous rejoindre ?
— Ok d'accord...
Trajectoire (2,5/5)
Encore une fois, fonctionnel, mais je n'ai pu m'empêcher de lire en diagonale tant l'écriture est plate, la narration artificielle et les idées convenues. Thème : la course après l'immortalité. Morale : finalement, c'est peut-être la mort qui donne sa valeur à la vie.
Je vais m'arrêter là, à moins de la moitié du recueil.